Prévention

La Prévention sida est simple
Préservatifs
Abstinence et fidélité
Safer Sex
Non échange de seringues

Protection
Plan du site

abstinence nature

Règles du safer sex :
Pénétration toujours avec un préservatif.
Pas de sperme, pas de sang des règles dans la bouche, ne pas en avaler.

 

 

logo ASS

 

contactez le webmaster

Prévention - Abstinence et Fidélité

Abstinence et Fidélité

Lorsqu'on effectue de la prévention contre le sida on oublie souvent l'abstinence et la fidélité comme possibilité de prévention.

Si l'abstinence signifie renoncer à toutes relations et actes amoureux physiques et demande ainsi un contrôle de soi-même presque surhumain, la fidélité est le dévouement complet entre deux personnes : toutes relations sexuelles sont partagées seulement par le couple et il n'y a pas d'autres partenaires.

Nous avons demandé à M. l'Abbé Justin Rossé, de Delémont, membre du Groupe Sida Jura depuis le début et qui est depuis des années l'accompagnant spirituel de beaucoup de personnes touchées par la misère physique, matérielle et psychique, de développer le thème de l'abstinence et de la fidélité (Ce texte engage uniquement son auteur).

Telécharger le texte de l'Abbé Justin Rossé (PDF, 1 page, 60Ko)

Abstinence et fidélité | cliquez pour voir le texte de l'Abbé Rossé

Prévenir le Sida
par l’abstinence et la fidélité
 
"Prévenir le Sida, ce n’est pas seulement utiliser les moyens de protection. Tant s’en faut… C’est modifier des états d’esprit qui sont à l’origine des comportements à risque. C’est adopter des manières de penser et d’être qui enlèvent toute chance au virus.

Nous vivons un temps de dérégulation de la sexualité. Au nom de la libération sexuelle, on a balayé toute règle. On vit un rêve d’expérimentation illimitée. Dans ces conditions, avec le Sida, toute relation devient dangereuse, si non protégée.

Dans ce contexte, on retrouve l’impératif de l’abstinence, de l’ascèse, de l’autodiscipline. Des mots où l'on redécouvre la nécessité de l’interdit. Mais l’interdit n’est pas une oppression, mais une couverture aux valeurs de la relation. L’interdit premier condamne le non-respect de l’autre. On s’interdit de consommer l’autre pour se donner la possibilité d’une relation créatrice avec lui.

Une éducation à la vie et au respect de l’autre, au temps du Sida, doit apprendre à ne pas devenir esclave de ses propres désirs. Elle devrait mettre en honneur l’abstinence, la chasteté, mot imprononçable aujourd’hui. Pourtant l’exigence incontournable pour que soit reconnue la personne humaine dans son être profond.

Eduquer à l’abstinence, c’est aider à découvrir que dans toute relation humaine on est deux. Deux personnes qui ne se confondent ni ne se possèdent, mais qui peuvent se donner mutuellement ce qui les fait vivre et grandir.
Eduquer à l’abstinence, c’est faire découvrir la maîtrise de soi et le refus de la possession ou de la violence.
L’homme de notre temps porte en lui un appel profond à devenir moins matérialiste, plus spirituel, plus humain. C’est une autre dimension plus vraie, plus réaliste, que celle de la société de consommation où souvent l’homme exploite, avilit et méprise l’homme.

Mais réduire la fidélité comme instrument au service de la prévention, n’est-ce pas la dénaturer ? La fidélité ne peut être réduite à son utilité sanitaire. Elle est une qualité essentielle de l’Amour, comme lui toujours inachevée.
Ce n’est pas en prônant la fidélité à des gens qui n’en peuvent mais… , qu’on les aidera à prévenir le Sida. C’est en témoignant, par la manière d’être et de vivre ce don réciproque dans l’Amour, que l’on participe effectivement à la lutte contre le Sida.
Si la fidélité est efficace dans la lutte contre le Sida, … c’est par surcroît, parce qu’elle est l’Amour lui-même."

Ouvrage consulté : Chrétiens et Sida. Avril 2000
Au temps du Sida, quelle éducation à la vie ?

Abbé Justin Rossé